Le Fusillé de Belfort

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Le Fusillé souriant de Belfort :

 

                    A l’origine, cette image était une photographie dédiée à la propagande, son but étant de montrer aux résistants leur sort s’ils persistaient à s’opposer aux Troisième Reich.

                    Longtemps cette photographie est restée un mystère : où a-t-elle été prise ? Qui est ce résistant ? Et surtout, pourquoi affiche-t-il un large sourire face aux soldats ?

                      La photographie est celle d’un semblant d’exécution. Arrêté le 14 octobre 1944 à Belfort, Georges Blind est soumis quelques jours plus tard à une mise en scène destinée à le faire craquer et à trahir ses camarades maquisards. Plusieurs indices sur la photographie dévoilent la supercherie aux historiens : les exécutions ne se déroulent jamais à l’angle d’un mur, l’officier à gauche est tête nue, les tireurs sont trop nombreux pour l’exécution d’un seul homme. C’est peut-être en apercevant le photographe que Georges Blind, comprenant la mise en scène, se met alors à sourire.

                     L’identification du fusillé souriant remonte à 1984. Un photographe a tout d’abord reconnu le lieu : le quatrième fossé du château de Belfort. Dès lors, la photographie est publiée dans le journal Le Pays avec appel à témoins pour identifier le fusillé ce qui en fait un processus de reconstitution de la mémoire collective, afin de garder des traces. C’est alors qu’un Belfortain reconnaît les traits de son père – Georges Blind – qui est mort en déportation.

                  La photographie a été, récemment, publiée dans un livre dont elle fait l’objet : Le fusillé souriant – histoire d’une photo du Belfortain Christophe Grudler ce qui permet de faire subsister les souvenirs de cette période.

                       Cette photographie est surprenante et marque les esprits. Elle a servi d’exemple dans de nombreuses revues, de nombreux livres d'histoire, a fait l’objet d’une grande enquête et reste connue de la majorité. Même les personnes qui n’ont pas connu la guerre s’en souviennent, elle fait donc partie de la mémoire collective.

 

Source : Wikipédia-citadelle de Belfort / La répression de la Résistance par les autorités d’occupation et le régime de Vichy en Franche-Comté

 

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Le 4e fossé de la citadelle de Belfort aujourd’hui

Photo : Thomas Bresson, Belfort, France pour Wikipédia, 20 juillet 2009

 

 

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