Témoignages Historiques

             De nombreux Francs-Comtois se sont exprimés par rapport à la Seconde Guerre Mondiale. Si certains n'ont pas été entendus, d'autres ont laissé derrière eux une trace durable, léguant leurs souvenirs à la région toute entière.

Témoins les Graffitis de l'hôtel de Clévans :

 

Clevans

 

              L’hôtel de Clévans, situé rue Lecourbe à Besançon, devient un des sièges de la Gestapo à partir d’août 1943. Ses caves servent alors de prison ainsi que de lieu d’interrogatoires et de torture. Sur les murs, les prisonniers ont laissé de nombreux graffitis. Parmi eux, celui de Joseph Masina. Membre des FFI du Jura, Joseph Masina est arrêté en 1944 par des gendarmes français qui le livrent à l'armée allemande. Il nous donne un aperçu de la vie dans les caves de l’hôtel de Clévans : « Les interrogatoires durent neuf jours, de six heures le matin à six heures le soir. […] Ils sont effectués presque sans discontinuer, sans boisson ni nourriture […] et sont difficilement explicables vu les moyens très étudiés et sophistiqués employés. »

                D’autres graffitis sont visibles et n’ont pu être identifiés mais restent des marques émouvantes laissées par les prisonniers de l’hôtel de Clévans.

 

                Ces graffitis sont des gravures et sont donc presque imperméables au temps, elles permettent de forger la mémoire collective sur le long terme. Ils sont peu visibles, l’hôtel étant privé, mais ne sont pas secrets. Ils restent un témoignage poignant de la guerre et concret, qui plus est. L’occupation de Besançon par l'armée allemande reste dans la mémoire de beaucoup, qui le transmettent à leurs enfants, etc.  et reste donc dans la mémoire collective.

 

Source : La répression de la Résistance par les autorités d’occupation et le régime de Vichy en Franche-Comté [Brochure en ligne]