Les Enseignements Scolaires

                   Pour les élèves de collège et lycée, les cours représentent leur quotidien. Or, dans les cours d’histoire voire français, arts plastiques,etc. la guerre est très présente.

 

                  Certains élèves bisontins se rappellent : « En 3e et en 2nd, nos professeurs d’histoire nous racontaient des anecdotes sur Besançon pendant la Seconde Guerre Mondiale : comment des gens de leur famille avaient survécu, les caractéristiques de Besançon, les cachettes, etc. Dans les livres d’histoire, certaines images leur rappelaient un fait et ils nous le racontaient. Ca rendait le cours plus vivant et plus concret. »

                  Les souvenirs qui étaient ceux de professeurs (qu’ils tenaient eux-mêmes d’autres personnes) deviennent ceux de jeunes générations qui seront à leur tour capables de les retransmettre. La mémoire collective se forme aussi oralement, comme une sorte de tradition orale.

 

                     Certains établissements scolaires organisent aussi des évènements (sorties, rencontres) autour de la Guerre. Comme en témoigne, le cas du collège Clairs-Soleils à Besançon dans l’année 2011-2012, qui avait organisé une rencontre entre toutes les 3e de l’établissement et une ancienne déportée du camp de BERGEN-BELSEN et AUSCHWITZ : Mme Tessier, qui a raconté toutes les horreurs qu’elle a subi.

                       Le témoignage de son passé a été troublant, émouvant voire même choquant pour tous ceux qui l’ont écouté. Le fait de voir une rescapée de ce massacre était aussi impressionnant et captivant. La vue de son tatouage de déportée, l'écoute de son histoire parsemées de tortures, maladies, mauvais traitements a bouleversé tout un auditoire.  La mémoire collective est aussi formée grâce à tous ces gens qui ont le courage de raconter encore et encore ces évènements terribles. Ces souvenirs réussiront à passer la barrière des générations grâce à ces personnes.

 

NB : Mme Tessier a en quelque sorte organisé une « tournée » en Franche-Comté en 2011, des rencontres où elle ravivait le souvenir de la guerre et contribuait à imprégner ce souvenir dans la mémoire de ses auditeurs. [Voir l'article ci-dessous]

 

Article mme teyssier

Copyright : L'Est Républicain, parution du Dimanche 15 Mai 2011

 

ARTICLE : UNE ANCIENNE DEPORTEE D’AUSCHWITZ TEMOIGNE

 

Devoir de mémoire : cette  expression a pris tout son sens samedi 7 mai [2011] veille des commémorations du 8 mai 1945.

L’association Anim’Auxon a eu l’honneur d’accueillir Madame Teyssier venue parler des conditions effroyables tant de son arrestation sur dénonciation que de son internement dans les camps d’Auschwitz puis de Bergen-Belsen.

Dans un silence emprunt de pudeur et d’attention, le public qui comptait de nombreux jeunes a été bouleversé par le récit de ses longs mois de souffrances et de peur sous le règne de la barbarie nazie.

La conférence s’est terminée par un échange riche en questions posées à Madame Teyssier qui n’a pas manqué de montrer le matricule tatoué sur son avant bras gauche à l’encre de chine.

Ce témoignage fut d’autant plus émouvant qu’il fut relaté par une personne ayant résisté et survécu en dépit de l’horreur subie.

Madame Teyssier a su faire passer son message pour ne plus reproduire, pour réparer et réconcilier.

Faire vivre la mémoire, c’est ce qui importe aujourd’hui.